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Indice sur l’inégalité entre les sexes du World Economic Forum: la Norvège se classe en tête • Les pays nordiques ont comblé un peu plus de 80 % de l’écart existant entre les femmes et les hommes.
Les États-Unis (27) ont réalisé des progrès cette année et réduit les inégalités entre les sexes concernant les écarts dans les revenus estimés et les revenus perçus pour un travail similaire. Les États-Unis ont également fait de grands progrès en matière d’influence politique, et ce grâce à une participation accrue des femmes à des postes de décision. L’amélioration de la Suisse (14) est dû à la forte augmentation du pourcentage de femmes présentes au parlement et occupant des fonctions ministérielles de haut niveau. La France (15) a connu une amélioration significative pour la troisième année consécutive, grâce à des progrès tant dans la participation économique qu’en matière d’influence politique. La Chine (57) a gagné 17 places par rapport à l’an dernier en réduisant les inégalités entre les sexes dans l’éducation, la participation économique et la participation politique. Le Brésil (73) progresse sur le plan de l’éducation et de la participation économique, mais recule à la 110e place en matière d’influence politique. Dans la moitié inférieure du classement, des pays tels que la Tunisie (103), la Jordanie (104) et les Émirats Arabes unis (105) ont progressé dans l’ensemble, grâce à une réduction des écarts concernant l’alphabétisation et, dans le cas de la Jordanie et des Émirats Arabes unis, un pourcentage plus important de femmes à des postes de décision dans le domaine politique. La Syrie (107), l’Éthiopie (122) et l’Arabie saoudite (128) non seulement ont reculé dans le classement relatif, mais ont également vu leurs résultats baisser par rapport à ceux de l’année dernière.
« Une meilleure représentation des femmes aux postes de direction dans les organismes financiers est essentielle non seulement pour trouver des solutions aux problèmes économiques que nous connaissons actuellement, mais également pour éviter de telles crises dans le futur. Au World Economic Forum, nous privilégions pour relever ce défi une approche réunissant les différentes parties prenantes par l’intermédiaire de nos Gender Parity Groups », a expliqué Klaus Schwab, fondateur et président du World Economic Forum. Ces communautés de personnalités très influentes issues du monde des affaires, de la politique, de l’université, des médias et de la société civile (50 % de femmes et 50 % d’hommes) s’efforcent de partager les pratiques les plus vertueuses et d’identifier les stratégies les plus efficaces pour optimiser l’utilisation des talents. Le Global Gender Gap Report 2008 a été élaboré selon une nouvelle méthodologie utilisée pour la première fois en 2006 et comprend des profils détaillés qui fournissent des informations sur les aspects économiques, légaux et sociaux des écarts entre hommes et femmes observés dans chaque pays. Le rapport mesure l’ampleur de ce clivage dans quatre domaines fondamentaux de l’inégalité entre les sexes: Le rapport est issu de la collaboration entre Ricardo Hausmann, directeur du centre pour le développement international de l’Université de Harvard, Laura Tyson, professeur de gestion d’entreprise et d’économie à l’Université de Californie, Berkeley, et Saadia Zahidi, responsable du ‘Gender Parity and Women Leaders Programme’ au World Economic Forum. « L’indice évalue les pays sur la manière dont ils répartissent leurs ressources et leurs opportunités entre hommes et femmes, quel que soit le niveau de ces ressources et de ces opportunités. Toutefois, il ne pénalise pas les pays présentant un faible niveau général d’éducation, mais plutôt ceux dans lesquels la distribution de l’éducation n’est pas équitable entre les sexes », a déclaré Ricardo Hausmann. Le rapport indique qu’il existe un lien entre le clivage hommes-femmes et la performance économique des pays. « Notre travail montre une forte corrélation entre compétitivité et résultats en termes d’écart entre les sexes. Bien que l’on ne puisse établir clairement de rapport de causalité, les fondements théoriques possibles de cette relation sont clairs: les pays qui ne tirent pas pleinement parti de la moitié de leurs ressources humaines courent le risque de fragiliser leur potentiel de compétitivité. Nous espérons d’une part mettre en valeur les avantages économiques que procure l’autonomisation des femmes et, d’autre part, promouvoir l’égalité comme un droit humain fondamental», a ajouté Laura Tyson. « Le rapport montre non seulement que des progrès sont possibles, mais qu’ils peuvent être réalisés dans un délai relativement court: en remontant dans le calcul de l’indice aussi loin que les données nous le permettent, nous avons découvert que des pays comme le Chili, l’Espagne, la Turquie et la Finlande ont réduit de 5 à 10 pour cent les inégalités entre les sexes au cours de huit dernières années. Lorsque nous interprétons cette évolution au niveau sociétal, nous constatons que des centaines de milliers de vies sont concernées et au niveau économique, nous constatons que les gains de compétitivité potentiels sont énormes, » a expliqué Saadia Zahidi. Le World Economic Forum ne cesse d’étendre la couverture géographique du rapport. Avec 130 pays évalués au total, l’édition 2008 fournit des informations sur le clivage hommes-femmes existant chez plus de 92 % de la population mondiale. Cette année, la couverture a été étendue à la Barbade et au Brunei Darussalam. Le rapport couvre par ailleurs tous les pays de l’Union Européenne ainsi que les candidats à l’adhésion, 23 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 23 pays d’Afrique subsaharienne, plus de 20 pays d’Asie et 15 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Parmi les 14 variables utilisées pour calculer l’indice, 13 proviennent de données brutes accessibles au grand public collectées par des organisations internationales telles que l’Organisation Internationale du Travail, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l’Organisation Mondiale de la Santé. Une presentation préalable à la publication du rapport sera organisée le mardi 11 novembre 2008 entre 09h00 et 10h30 à la Bourse de New York (États-Unis). Parmi les participants: Hausmann, Tyson et Zahidi. RSVP à: womenleaders@weforum.org.
Ernst & Young, Goldman Sachs, Manpower, McKinsey & Company, NYSE Euronext et Renault-Nissan sont des partenaires du Women Leaders and Gender Parity Programme du World Economic Forum.
Fondation impartiale et à but non lucratif créée en 1971, le World Economic Forum, dont le siège est à Genève, en Suisse, ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national. www.weforum.org)
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