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L’Islande en tête de l’indice 2009 du Forum sur l’inégalité entre les sexes
 
Samantha Tonkin, Associate Director, médias
Tél.: +41 (0)79 615 1640 – samantha.tonkin@weforum.org

• Les pays nordiques continuent de présenter les plus faibles disparités en termes d’égalité entre les hommes et les femmes.
• Le rapport montre que pour être concurrentielles et prospères, les sociétés doivent solliciter autant les femmes que les hommes dans tous les aspects de la vie.
• Téléchargez le rapport complet, les profils des pays, le classement (PDF et Excel) : www.weforum.org/gendergap 

New York, Etats-Unis, 27 octobreL’Islande (1) a ravi la première place de l’indice 2009 sur l’inégalité entre les sexes (Global Gender Gap Index) du World Economic Forum à la Norvège (3), qui a chuté à la troisième place du classement derrière la Finlande (2). La Suède (4) complète le quatuor en tête du classement, asseyant la domination ininterrompue des pays nordiques. L’indice du rapport évalue les pays sur la manière dont ils répartissent leurs ressources et leurs opportunités entre hommes et femmes, quel que soit le niveau global de ces ressources et de ces opportunités.

L’Afrique du Sud et le Lesotho ont fait d’énormes progrès pour réduire les inégalités entre les sexes, entrant ainsi dans le top 10 du classement, respectivement à la 6e et à la 10e place. Les dernières données révèlent que la proportion de femmes sur le marché du travail a particulièrement augmenté en Afrique du Sud. Les sièges obtenus par des femmes au Parlement et dans les Ministères du nouveau gouvernement ont également contribué à combler l’écart hommes-femmes dans le pays. Les Philippines (9) ont pour leur part perdu du terrain pour la première fois en quatre ans, mais restent le pays asiatique le mieux classé.


 
Le Paraguay (66) a gagné 36 places – un chiffre record –, enregistrant la plus forte progression parmi plusieurs pays d’Amérique latine eux-mêmes dans une tendance haussière, dont l’Equateur (23), le Nicaragua (49), le Costa Rica (27), le Pérou (44), le Salvador (55), le Chili (64) et la République dominicaine (67).

Le Botswana (39) a établi le second record, grimpant de 26 places dans le classement: selon les dernières données du Programme des Nations Unies pour le développement, le pays doit cette belle prouesse à un fort accroissement du taux d’activité des femmes et à une plus grande égalité salariale. Le Japon (75) a conquis 25 places par rapport à l’année dernière, principalement en raison de l’augmentation du nombre de femmes accédant à des emplois hautement qualifiés et techniques ainsi qu’à des postes de législateurs, de hauts fonctionnaires et de cadres de direction.

Les Etats-Unis (31) ont reculé de trois places suite à une petite baisse de la participation des femmes dans l’économie et à l’amélioration des résultats de pays auparavant moins bien classés.

L’Allemagne (12) et le Royaume-Uni (15) ont une nouvelle fois perdu des places dans le classement cette année. La Suisse (13) en a en revanche gagné pour la deuxième année consécutive grâce à un meilleur taux d’activité des femmes. L’Italie (72) reste parmi les pays européens en queue de peloton et a même perdu trois places par rapport à 2008 en raison de résultats toujours faibles en matière de participation économique des femmes.

Eu bas du classement, l’Inde (114), le Bahreïn (116), l’Ethiopie (122), le Maroc (124), L’Egypte (126) et l’Arabie Saoudite (130) ont tous grimpé de quelques échelons par rapport à l’année dernière, en particulier grâce à de petites améliorations dans la participation des femmes dans l’économie. L’Iran (128), la Turquie (129), le Pakistan (132) et le Yémen (134), déjà mal classés, ont enregistré un fort repli comparativement à leur performance en 2008.

La République de Corée et la Mongolie font partie des pays à avoir le plus réduit leurs écarts de salaires, tandis que l’Autriche et la Belgique sont les pays où ces disparités se sont le plus accentuées. C’est au Japon et en Ouganda que la proportion de femmes accédant à des postes de hauts fonctionnaires, de cadres de direction et de législateurs a le plus augmenté, tandis que ces chiffres ont considérablement baissé en Croatie et au Costa Rica.

Le Global Gender Gap Report mesure l’importance des inégalités entre les sexes dans quatre domaines primordiaux:
1) la participation et les opportunités économiques: résultats sur les salaires, les niveaux de participation et l’accès à des emplois hautement qualifiés;
2) le niveau d’éducation: résultats relatifs à l’accès à l’enseignement de base et supérieur;
3) l’influence politique: résultats sur la représentation au sein des structures décisionnaires;
4) la santé et la survie: résultats relatifs à l’espérance de vie et au ratio hommes-femmes.
Les résultats de l’indice correspondent au resserrement de l’écart existant entre les femmes et les hommes exprimé en pour cent.

«Les jeunes filles et les femmes représentent 50% de la population mondiale et sans leur engagement, leur émancipation et leur contribution, nous ne pouvons espérer ni parvenir à une reprise économique rapide, ni relever efficacement les défis auxquels le monde est confronté, tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire et les conflits», a affirmé Klaus Schwab, Fondateur et Président du World Economic Forum. «Le Forum travaille toute l’année avec des décideurs, dans le cadre de son Women Leaders and Gender Parity Programme, sur les moyens de réduire les inégalités entre les sexes, et ce rapport vient étayer leurs efforts.» Le Global Gender Parity Group est une communauté de personnalités très influentes issues du monde des affaires, de la politique, de l’université, des médias et de la société civile (50% de femmes et 50% d’hommes). Ils s’efforcent de partager les meilleures pratiques et identifient des stratégies pour optimiser l’utilisation des talents.

«Sur les 115 pays analysés depuis 2006, plus des deux tiers ont gagné des places au classement général, signe que le monde dans son ensemble progresse vers l’égalité hommes-femmes, bien que certains pays continuent de perdre du terrain dans ce domaine. Nous avons ajouté un paragraphe sur la dynamique de l’écart entre les sexes et constaté que les pays progressent lorsqu’ils parviennent à concilier le mariage et la maternité avec la participation des femmes à l’économie», a expliqué Ricardo Hausmann, co-auteur du rapport et Directeur du Centre de Développement International à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis.

«Le rapport sur l’inégalité entre les sexes montre que pour être concurrentielles et prospères, les sociétés doivent solliciter autant les femmes que les hommes dans tous les aspects de la vie. Les responsables doivent prendre les mesures qui s’imposent pour remettre sur pied de manière durable les économies malmenées», a expliqué Laura Tyson, co-auteur du rapport et Professeur d’économie et de gestion d’entreprise à l’Université de Californie, Berkeley, Etats-Unis.

«Les pays qui ne tirent pas pleinement parti de la moitié de leurs ressources humaines courent le risque de fragiliser leur potentiel de compétitivité. En plus de promouvoir l’égalité comme un droit humain fondamental, nous espérons souligner les avantages économiques à faire appel à des femmes»: Saadia Zahidi, co-auteur du rapport et responsable du Women Leaders and Gender Parity Programme du Forum.

Le World Economic Forum continue d’étendre la couverture géographique de son rapport. Avec 134 pays évalués au total, l’édition 2009 fournit des informations sur le clivage hommes-femmes existant chez plus de 93% de la population mondiale. Parmi les 14 variables utilisées pour calculer l’indice, 13 proviennent de données brutes accessibles au grand public collectées par des organisations internationales telles que l’Organisation Internationale du Travail, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l’Organisation Mondiale de la Santé.

Assistez à la présentation officielle du rapport qui aura lieu le mardi 27 octobre 2009, de 8h30 à 10h30, dans le bâtiment Reuters, 3 Times Square, New York. Parmi les participants figureront Ricardo Hausmann, Laura Tyson et Saadia Zahidi, ainsi que Melanne S. Verveer, Ambassadrice itinérante américaine chargée des questions relatives à la condition féminine dans le monde. Veuillez envoyer votre réponse à l’adresse suivante : womenleaders@weforum.org.

Remarques aux rédacteurs en chef :
• Toutes les informations (rapport complet, classement, profils des pays) sont disponibles sur www.weforum.org/gendergap
• Téléchargez ici le Global Gender Gap Report 2009 Index complet: www.weforum.org/pdf/gendergap/rankings2009.pdf et www.weforum.org/pdf/gendergap/rankings2009.xls
• Téléchargez les aspects principaux des pays et les 134 profils des pays du rapport: www.weforum.org/pdf/gendergap/highlights2009.pdf et www.weforum.org/pdf/gendergap/countries2009.pdf
• Vous pouvez télécharger gratuitement les photographies en haute résolution de la couverture et des auteurs du rapport Ricardo Hausmann, Laura Tyson et Saadia Zahidi à l’adresse: www.pbase.com/forumweb/gendergap
• Si vous souhaitez être au fait de l’actualité du World Economic Forum, abonnez-vous à notre fil RSS.

Ernst & Young, Goldman Sachs, Manpower, McKinsey & Company, NYSE Euronext et Renault-Nissan sont des partenaires communautaires du Women Leaders and Gender Parity Programme du World Economic Forum.

Organisation internationale indépendante soucieuse d’améliorer l’état du monde, le World Economic Forum invite les grands décideurs de la planète à conclure des partenariats pour mettre au point des programmes d’action sectoriels, régionaux et mondiaux.

Fondation impartiale et à but non lucratif créée en 1971, le World Economic Forum, dont le siège est à Genève, en Suisse, ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national. (www.weforum.org)

 

 

 

 
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