Et si la solution de sauver le monde du réchauffement climatique venait du continent africain ? Un pays de la corne de l’Afrique, le Kenya, veut bien croire à ce miracle. Le pays africain, très exposé au changement du climat, mise sur les énergies renouvelables pour réduire au maximum les émissions de gaz à effet de serre. Un combat qui s'annonce difficile cependant.

Le Kenya veut faire figure de proue dans la lutte contre le dérèglement climatique.Très exposé aux risques liés au réchauffement du climat, le pays qui a enregistré les températures les plus élevées de son histoire ces trois dernières, accélère la cadence de la mise en œuvre de son programme de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Le pays de la figure emblématique de l'écologie, la défunte Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix 2004 pour son action en faveur de l'environnement, veut en effet traduire en acte les mesures visant à réduire les émissions de gaz qui empoisonnent la planète terre. Il s'agira concrètement, selon les autorités kényanes, notamment le ministre de l'Eau et de l'irrigation, Eugene Wamalwa, de diversifier les sources d'énergie du pays en misant sur les énergies propres.

« Actuellement, les deux tiers de la capacité électrique du Kenya proviennent de sources géothermales et hydroélectriques. Nous nous engageons à atteindre et à maintenir une couverture forestière de 10% ainsi qu'à développer une agriculture intelligente tenant compte du climat et des systèmes de transport efficaces et émettant peu de dioxyde de carbone », a déclaré le ministre ce mercredi auprès de l'Agence Xihnua, lors de l'ouverture officielle du Symposium sur le changement climatique et la lutte contre la sécheresse en Afrique, à Nairobi, la capitale du pays.

Un combat difficile mais qui mobilise en Afrique

Bien que la contribution kényane dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre reste mineure, estimée à 0,1%, les conséquences liées au réchauffement climatique ont bien commencé à impacter négativement le pays.

Selon Wamalwa « La raréfaction de l'eau, exacerbée par le changement climatique, a abouti à des conflits, des habitants de communautés rurales ayant pénétré dans des parcs nationaux pour chasser les animaux sauvages en dehors de leurs habitats nationaux. Des animaux sauvages comme les lions et les serpents ont aussi envahi les habitats humains à la recherche d'eau ».

Dès lors, le pays de la corne de l'Afrique n'a autre choix que d'engager des actions concrètes afin de réduire ses émissions de dioxyde de carbone et améliorer l'adaptation au changement climatique. Un combat que se livrent d'autres pays d'Afrique. Mais l'Afrique seule peut elle sauver le monde ? Quelle devrait être la part de responsabilité des pays industrialisés qui polluent le plus à l'image des Etats Unis qui se sont récemment retirés de l'accord de Paris sur le climat ?