L’Islande est le premier pays au monde où les inégalités salariales entre les femmes et les hommes sont désormais illégales. Ce 1er janvier, une loi sur la parité salariale est entrée en vigueur. Elle est mise en place dans les sociétés privées et les entités gouvernementales de plus de 25 personnes. A terme, tous les salariés devraient être concernés. En France, le salaire des femmes est encore inférieur de près de 16% à celui des hommes.

Objectif 2020. A cette date, les islandais devraient fièrement dire : « à travail égal, salaire égal ». Ce 1er janvier, l’Islande est devenu le premier pays au monde où l’inégalité salariale devient purement et simplement illégale, grâce à l’entrée en vigueur d’une loi. Cette loi sur l’égalité salariale, annoncée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et adoptée par le Parlement de centre-droit et l’opposition en avril 2017, impose aux entreprises de plus de 25 employés de respecter l’égalité salariale, à travail égal. Elles se verront délivrer un certificat des autorités attestant cette égalité. En cas d’écart, elles risqueront une amende. L’Islande devient ainsi le premier pays au monde où l’écart entre les salaire des femmes et des hommes est puni par la loi.

Une loi qui s’inscrit dans la continuité d’actions déjà menées sur cette petite île de 323 000 habitants. En effet, l’Islande a été consacré en 2017 par le Forum économique mondial comme étant le pays le plus paritaire au monde, et ceci, pour la 9ème année consécutive. 80% des femmes travaillent, contre 67% en France, rappelle Ouest-France. 90% des hommes profitent d’un congé parental avantageux. Sans parler du système de crèches d’entreprises ou même de crèches universitaires. Ni du fait que la première présidente de la République élue dans le monde est l’Islandaise Vigdis FinnBogadottir, en 1980. Cinq ans auparavant, 90% des femmes actives du pays avaient protesté pour l’égalité salariale et pour que les femmes ne soient pas tenues à l’écart des postes à responsabilité.

En France, 15,9% de moins pour les femmes

Si l’Islande promulgue une loi pour imposer l’égalité, c’est que celle-ci n’existe pas. En 2016, près de 25 000 Islandaises étaient descendues dans la rue le 24 octobre à 14h38 très précisément, pour réclamer l’égalité salariale. Cette date représentait le moment de l’année à partir duquel les femmes commençaient à travailler « bénévolement » en raison des différences de salaires. Une initiative médiatisée, et reprise en France en 2016 et en 2017 par la lettre d’information Les Glorieuses, et dont nous avions relayé l’information le 3 novembre à 11h44. Car en France, les femmes sont encore payées 15,9% de moins que leurs homologues masculins.

En 2017, les inégalités entre les femmes et les hommes se sont creusées, toujours selon le Forum économique mondial. L’Islande devient un phare en terme de parité.