L'Organisation des Nations Unies reste très engagée auprès de l'Union africaine dans ses efforts de construire une «Afrique pacifique et prospère». C'est ce qu'a indiqué ce vendredi le secrétaire général Antonio Guterres à l'occasion de la Journée de l'Afrique célébrée tous les 25 mai, date de création de l'organisation panafricaine.

«Ce qui est bon pour l'Afrique est bon pour le monde entier». C'est ainsi que s'est exprimé le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dans un message publié à l'occasion de la Journée de l'Afrique, vendredi dernier. Evoquant les efforts fournis par l'Union africaine (UA) pour construire une «Afrique pacifique et prospère», le premier responsable des Nations Unies a appelé tous les pays à soutenir le Continent en ce sens, en appui à l'Agenda 2063 de l'organisation panafricaine, mais aussi dans son engagement de «faire taire les armes».

Guterres a indiqué à ce propos que l'ONU reste «fermement déterminée» à appuyer l'UA. «La paix et le développement durable sont intimement liés, l'un ne saurait être réalisé sans l'autre», a dit le secrétaire général de l'ONU. « Pour promouvoir la paix, l'Organisation des Nations Unies continuera d'œuvrer à la prévention. Nous devons, ensemble, renforcer les moyens dont nous disposons pour détecter et désamorcer les crises avant qu'elles ne s'aggravent et affûter nos outils pour en éliminer les causes profondes ». Ainsi, l'ONU est «fermement déterminée» à venir en aide au Continent, a-t-il ajouté, précisant que l'UA pouvait aussi compter sur elle pour la promotion du rôle indispensable que les femmes et les jeunes ont à jouer dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

L'ONU et l'UA sont effectivement très liées sur les questions de la paix et du développement. Dans cet ordre d'idées, les deux organisations avaient déjà signé l'année dernière des accords-cadres pour la paix et la sécurité et portant sur la mise en œuvre cohérente de l'Agenda 2063 et du Programme 2030 de l'organisation regroupant les nations africaines.

Zone de libre-échange, un pas vers un meilleur avenir

Dans ses déclarations, le secrétaire général de l'ONU n'a pas hésité à passer en revue quelques récents progrès obtenus sur le Continent. Ainsi, Guterres a félicité l'UA pour le lancement de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Son accord signé en mars dernier par 44 pays, la ZLECA, avec 1,2 milliard de consommateurs, constitue l'un des plus grands marchés au monde et est très importante pour le développement économique du Continent, mais aussi pour son intégration.

La zone est censée faciliter la circulation des individus, des marchandises et des services sur le Continent, créer des emplois pour les jeunes africains, atténuer la pauvreté et promouvoir l'avènement de sociétés plus stables et pacifiques. «Il s'agit là de l'avancée la plus récente accomplie sous les auspices de l'Union africaine qui célèbre son cinquante-cinquième anniversaire cette année», a commenté le secrétaire général des Nations Unies. En termes de progrès sur le Continent, il a aussi cité la création de plus en plus importante d'entreprises, l'amélioration de l'accès à l'éducation, la diminution de la mortalité de l'enfant, l'implication de plus de femmes dans les affaires politiques et une croissance économique plus forte encore.

«L'Afrique prend de plus en plus en main sa propre destinée», a déclaré Guterres, faisant allusion à la vision du développement de l'Afrique énoncée dans l'Agenda 2063 de l'UA. «Appelé à compléter le Programme de développement durable à l'horizon 2030, l'Agenda 2063 jette les assises de la résilience et du progrès social et économique de l'Afrique dans son ensemble», a lancé le secrétaire général de l'ONU.